Ecologie et l'environnement
L'ours polaire, un ambassadeur menacé !
Beaucoup de spécialistes le considèrent comme « le baromètre de la santé environnementale à l'échelle mondiale ». Avec la fonte de la calotte glaciaire, l'ours blanc est devenu malgré lui, l'un des premiers indicateurs du réchauffement climatique pour les autres espèces, dont l'espèce humaine.
L'ours polaire est un super prédateur qui n'a pas d'ennemi direct en antarctique, outre la chasse qui est réglementée. Pourtant, il a été ajouté à la liste rouge des espèces menacées en 2006.
Cela peut paraître difficile à croire, mais l'ours polaire est menacé par nos actions quotidiennes. Les milliers de kilomètres qui nous séparent ne suffisent pas à le protéger.
Le réchauffement climatique
L'ours blanc fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Auparavant classé dans la catégorie « risque faible, dépendant des efforts de conservation » selon la liste rouge établie en 1996, l'ours blanc est désormais classé dans la catégorie « vulnérable ». On estime que l'espèce pourrait disparaitre d'ici un siècle à cause d'une réduction de la superficie et de la qualité de son habitat.
En juin 2008, à la suite d'une proposition de classement du Fish and Wildlife Service effectuée en janvier 2007, les États-Unis ont inscrit l'ours polaire d'Alaska sur la liste nationale des espèces protégées.
L'habitat des ours blancs est naturellement limité par l'étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque.
La survie de l'ours polaire est donc menacée par le réchauffement climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise. Les premiers signes d'un déclin ont déjà été observés dans les zones les plus méridionales de leur habitat, comme la baie d'Hudson. Aucune solution alternative telle que l'introduction de l'ours polaire en Antarctique n'est actuellement sérieusement envisagée.
Les découvertes d'ours blancs noyés, de cannibalisme, le nombre en augmentation d'ours « à problèmes » – des ours cherchant de la nourriture près des communautés arctiques – est rapporté de plusieurs régions à la portée des ours. Ces observations sont cohérentes avec les changements prédits causés par le réchauffement du climat.
De plus, les matières toxiques répandues dans la mer sont consommées par le phytoplancton puis le zooplancton qui sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux-mêmes mangés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C'est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l'organisme des animaux qui constituent la chaine alimentaire des ours blancs. Par exemple, 200 à 300 tonnes de mercure transitent vers les pôles via les courants marins et les vents. Les populations locales ainsi que l'ours polaire ont des concentrations de ce métal, toxique pour le système nerveux et pouvant causer des anomalies congénitales, plus élevées que la moyenne.
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